La discipline
La psychogénéalogie : définition, origines et méthode
La psychogénéalogie étudie l’histoire d’une famille sur plusieurs générations pour repérer ce qui s’y répète et ce qui s’y tait, et comprendre comment cela traverse une vie d’aujourd’hui.

Qu’est-ce que la psychogénéalogie, en deux phrases ?
C’est une démarche de compréhension de soi qui part de l’arbre généalogique enrichi des événements de vie, le géno-sociogramme, pour y chercher des répétitions, des secrets et des loyautés. Elle relève du développement personnel.
Le mot réunit deux savoirs qui se parlaient peu : la généalogie, qui établit des filiations à partir de documents, et une lecture d’inspiration psychanalytique, qui s’intéresse à ce qu’on hérite sans le savoir. Un généalogiste vous dira qui était votre arrière-grand-père. La psychogénéalogie demande pourquoi on parlait si peu de lui, et ce que ce silence a produit chez ceux qui sont venus après.
On rencontre aussi les expressions « analyse transgénérationnelle » et « psychanalyse transgénérationnelle ». Elles désignent le même champ, avec des nuances d’école que détaille l’article formation transgénérationnelle.
Origines
Un siècle d’idées sur la transmission
La psychogénéalogie n’a pas de fondateur unique. Elle assemble des notions venues de la psychanalyse, de la thérapie familiale et du psychodrame. Ces repères sont ceux que vous retrouvez cités dans le cursus.
- 1913
Sigmund Freud, Totem et tabou
Freud y pose l’idée que des processus psychiques peuvent se poursuivre d’une génération à l’autre.
- Années 1920
Jacob Levy Moreno invente le psychodrame
Le sociogramme, qui représente les liens d’un individu avec son entourage, vient de son travail ; le « socio » de géno-sociogramme en porte la trace.
- 1973
Ivan Boszormenyi-Nagy et Geraldine Spark, Invisible Loyalties
Les loyautés invisibles : chaque membre d’une famille tient une sorte de comptabilité implicite des dettes et des mérites, qui oriente des choix sur plusieurs générations.
- 1978
Nicolas Abraham et Maria Torok, L’Écorce et le Noyau
La crypte et le fantôme : un deuil ou une honte indicibles chez un parent laissent chez l’enfant une trace qu’il ne sait pas nommer.
- Années 1980
Bert Hellinger et les constellations familiales
En Allemagne, une pratique de groupe distincte de l’analyse de l’arbre, que le module 9 présente.
- 1993
Anne Ancelin Schützenberger, « Aïe, mes aïeux ! »
Le livre qui fait connaître la psychogénéalogie au grand public en France, avec le géno-sociogramme et le syndrome d’anniversaire.
D’autres auteurs ont enrichi le champ, dont Didier Dumas, Serge Tisseron sur les secrets de famille et Vincent de Gaulejac sur la névrose de classe. Tous sont cités dans le cursus.
Vocabulaire
Les notions que vous croiserez
| Notion | En une phrase | Auteur associé |
|---|---|---|
| Géno-sociogramme | L’arbre généalogique enrichi des dates, des lieux, des métiers, des événements marquants et des liens affectifs. | Anne Ancelin Schützenberger |
| Loyauté invisible | Un engagement inconscient envers sa famille d’origine, qui oriente des choix sans qu’on le sache. | Ivan Boszormenyi-Nagy |
| Crypte et fantôme | Un secret indicible chez un parent, dont l’enfant porte la trace sans en connaître le contenu. | Nicolas Abraham et Maria Torok |
| Syndrome d’anniversaire | Des événements qui surviennent à des dates ou à des âges faisant écho à l’histoire familiale. | Anne Ancelin Schützenberger |
| Névrose de classe | Le conflit intérieur de celui qui a changé de milieu social par rapport à ses parents. | Vincent de Gaulejac |
| Mythe familial | Le récit qu’une famille se raconte sur elle-même, et qui distribue les rôles. | Plusieurs auteurs |
| Enfant de remplacement | Un enfant conçu ou prénommé après la mort d’un autre, et qui en occupe la place. | Plusieurs auteurs |
Toutes ces notions sont abordées dans le cursus, principalement aux modules 3, 4 et 5.
Méthode
Comment se déroule un travail sur l’arbre ?
En général sur quelques séances espacées : on formule une demande, on rassemble les informations, on dessine l’arbre, puis on le lit ensemble. La personne repart avec un document et des pistes.
- La demande. Tout part d’une question précise : un schéma de couple qui se répète, une difficulté avec un enfant, une date qui revient. Le module 8 vous apprend à la transformer en objectif de travail.
- La collecte. Questionnaire, souvenirs, documents de famille, état civil, archives. C’est souvent la phase la plus longue et la plus riche : les premières découvertes arrivent avant même le dessin.
- Le dessin. Le géno-sociogramme se construit avec des conventions précises : prénoms, dates, lieux, métiers, décès précoces, unions et ruptures.
- La lecture. On cherche ce qui revient : prénoms transmis, âges, dates, places dans la fratrie, trajectoires sociales. Et ce qui manque : les cases vides, les sujets qu’on évite.
- La suite. La personne fait ce qu’elle veut de ce qu’elle a vu : une conversation avec un parent, une recherche aux archives, ou simplement un regard nouveau.
Psychogénéalogie : quatre questions fréquentes
Peut-on faire sa psychogénéalogie seul ?
On peut construire et commencer à lire son propre arbre seul, avec une méthode. Le regard d’une autre personne aide ensuite à voir ce qu’on évite.
C’est ainsi que le cursus est conçu : la théorie, puis l’application à soi, puis aux autres.
Combien de générations faut-il étudier ?
Trois ou quatre en pratique, jusqu’aux arrière-grands-parents.
Une génération de plus se justifie quand un événement collectif marquant (guerre, exil) la traverse.
Quelle différence avec les constellations familiales ?
La psychogénéalogie travaille sur l’arbre, en entretien. Les constellations se pratiquent en groupe, avec des participants qui « représentent » les membres de la famille.
L’article constellations familiales et psychogénéalogie compare les deux.
À quoi sert concrètement un géno-sociogramme ?
À mettre une histoire en ordre : voir d’un coup d’œil les unions, les décès, les déménagements, les prénoms qui reviennent et les places vides.
C’est le support de tout le reste. Le module 3 vous le fait construire, et l’article géno-sociogramme, symbole par symbole reprend les conventions.
87,60 € TTC pour tout le cursus, payable comptant ou par trois échéances de 29,20 € : vous démarrez le jour même et gardez un mois pour décider.
J’ouvre mon dossierLien partenaire : ce site touche une petite commission, vous réglez le même montant.
À lire ensuite

Votre dossier de famille vous attend
Dix modules pour apprendre à lire un arbre, à commencer par le vôtre.
Du premier trait de crayon à la dernière séance, le cursus avance par étapes : le géno-sociogramme d’abord, puis les secrets, les loyautés et le poids d’un prénom, enfin la conduite d’un entretien. Vous gardez vos supports et vous avancez à votre rythme.