Quand on envisage de devenir psychogénéalogiste, une question revient vite : concrètement, que fait-on pendant une séance ? La réponse tient en une trame simple, que les modules 8 à 10 déroulent avec leurs outils. Elle repose sur une idée : la personne apporte sa famille, vous apportez la méthode.
Combien de séances compte un accompagnement ?
Souvent trois rendez-vous espacés de quelques semaines : l’ouverture, la lecture de l’arbre, la clôture. Le travail de recherche se fait entre les séances.
Ce rythme laisse à la personne le temps d’interroger sa famille, de retrouver des actes ou des photos, et de revenir avec du concret. Il vous laisse, à vous, le temps de mettre l’arbre au propre.
Premier rendez-vous : formuler la demande
La personne arrive avec une question : un schéma de couple qui se répète, une date qui revient, un prénom qu’elle porte. Vous la reformulez avec elle jusqu’à obtenir un objectif de travail clair. C’est la logique du module 8 : partir d’un objectif précis avant de toucher à l’arbre.
Vous passez ensuite le questionnaire d’introduction du module 1, qui recueille l’essentiel : composition de la famille, événements marquants, lieux, métiers. La personne repart avec trois listes : son savoir actuel, les questions à poser à ses proches, les recherches à mener aux archives.
Entre les séances : la moitié du travail
La personne interroge sa famille et rassemble des documents. De votre côté, vous construisez le géno-sociogramme à partir de ce qu’elle vous transmet, avec les symboles et les conventions du module 3. Le jour du deuxième rendez-vous, l’arbre est sur la table, de préférence imprimé en grand format.
Deuxième rendez-vous : la lecture
Vous regardez l’arbre ensemble. Vous posez des questions sur ce qui revient (prénoms, âges, lieux) et sur ce qui manque (cases vides, personnes dont on ne sait rien). Vous employez les grilles de lecture des modules 4 à 7 : secrets, loyautés, mythe familial, nom et lieu.
La règle d’or : une question plutôt qu’un verdict. « Que vous évoque cette date ? » ouvre une conversation, quand « vous répétez votre grand-mère » la ferme. Ce que la personne reconnaît compte plus que ce que vous avez cru voir.
Le dessin de la famille de cœur
Pour compléter l’arbre officiel, vous pouvez proposer à la personne de dessiner sa famille de cœur : les personnes qui ont compté, de sang ou non, placées plus ou moins près d’elle. L’écart entre les deux dessins nourrit souvent la discussion (voir l’exemple d’exercice).
Troisième rendez-vous : la clôture
Un dernier rendez-vous fait le point sur l’objectif de départ : qu’a-t-on compris, qu’est-ce qui reste ouvert, que souhaite faire la personne ? Un accompagnement en psychogénéalogie a une fin : voilà pourquoi la démarche garde sa force. Le récapitulatif des séances du module 10 vous sert de liste de contrôle.
Les bons réflexes du praticien
- Reformuler avant d’interpréter.
- Noter la source de chaque information.
- Laisser la personne trouver elle-même les coïncidences.
- Terminer chaque séance par ce que la personne retient, dans ses mots.
Pour le tarif d’un tel accompagnement, l’article combien gagne un psychogénéalogiste détaille le temps réellement passé. Le cadre d’installation est sur la page devenir psychogénéalogiste.

